Toulouse, patrimoine d'avenir



Le 5 octobre 2017, a eu lieu le deuxième forum consacré à Toulouse et son patrimoine. En vue de l'inscription de son centre historique, sur la liste des biens reconnus par l'Unesco, la municipalité met les bouchées doubles afin de valoriser son patrimoine architectural. De nombreux travaux, de grande envergure, ont vu le jour, un peu partout dans le centre ville. Il faut savoir, qu'il y a, déjà, à Toulouse, trois biens classés à l'Unesco, le Canal du Midi (inscrit à l'Unesco en 1996), ainsi que la Basilique St Sernin et l'Hôtel-dieu, St Jacques, (inscrits en 1998) directement liés aux chemins de Compostelle, eux-mêmes reconnus par l'Unesco. La mairie, souhaite, à présent, obtenir le classement de son centre historique. Mais, le dossier à constituer est très complexe. Il y a de nombreux critères à prendre en compte. On concourrait, comme Paris, pour les J-O , que ça serait plus facile ! Il faut mettre en place une politique de revalorisation du patrimoine, avec des restaurations, des mises en lumière... Il faut créer une offre culturelle de qualité pour tous les publics, jeunes, séniors, personnes à mobilité réduite... Il faut, également, offrir à la population le soin de participer, et de s'approprier son propre patrimoine. En attendant que le dossier soit fin prêt, la ville de Toulouse s'est portée candidate pour obtenir le label, ville et pays d'Art et d'Histoire.

Renouvelable tous les dix ans, ce label est décerné par le ministère de la Culture et de la Communication. 188 villes françaises se sont vues attribuer ce prestigieux sésame. S'il permet de multiplier l'afflux des visiteurs venus du monde entier, il a aussi certaines contraintes. Il faut que la ville se dote d'un CIAP, un centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine. Ouvert au public, il permet d'accueillir les visiteurs et les curieux pour présenter, clairement, ce qui constitue l'identité de la ville et ce qui fait son originalité. C'est toute une politique culturelle globale qui doit être mise en oeuvre, en suivant un cahier des charges bien rempli. Elle concerne aussi bien la ville de Toulouse que l'ensemble de l'agglomération. Il faut se doter d'une signalétique claire et rigoureuse, il faut pouvoir atteindre tous les publics. L'offre culturelle doit être la plus large possible, tout en multipliant les évènements impliquant la participation active des populations locales. Il faut, aussi, profiter des progrès scientifiques et mettre à la disposition des visiteurs une offre numérique performante. Toulouse n'a d'ailleurs pas attendu pour se doter, récemment, d'un site et d'une application réservés au patrimoine, il s'agit de : urban-hist.toulouse.fr.

Grâce aux journées du Patrimoine, qui se sont déroulées les 16 et 17 septembre dernier, la municipalité a pu se rendre compte de l'intérêt des toulousains pour leur patrimoine. Ainsi, les différents sites de la ville ont accueilli, pas moins de 62 mille visiteurs. Fait exceptionnel, la Chapelle St Joseph, du dôme de la Grave, ainsi que l'ancien hôpital attenant, étaient ouverts au public. Près de 12 mille visiteurs sont venus admirer le dôme emblématique de leur ville. Très longtemps fermé au public, à cause d'une dégradation importante des lieux, n'offrant aucune sécurité pour les visiteurs, ce monument va faire l'objet d'une restauration complète. Un chantier qui durera deux ans, avant que le lieu devienne un centre culturel. Je vous invite à découvrir l'intérieur de la chapelle, ainsi que les nouveaux aménagements du quai Viguerie, sur les photos ci-dessous. Par la suite, en passant par l'hôpital de la Grave, les promeneurs pourront se rendre du jardin Raymond VI au quai Viguerie.








D'autres grands chantiers de rénovation ont été mis en place pour revaloriser certains monuments dont, la Basilique St Sernin et l'intérieur de la basilique Notre Dame de la Daurade. Plus de deux années de travaux seront nécessaires. Il faudra s'armer de patience avant de retrouver ces merveilles architecturales. Pour ce qui est des habitations privées de l'hyper-centre historique, les propriétaires vont recevoir des notifications les obligeant à réaliser des ravalements de leurs façades, afin de créer un paysage urbain plus harmonieux et cohérent. La mairie va donc mettre en place un système d'aide aux propriétaires à hauteur de 25%, (6000 euros max hors taxe) pour qu'ils réalisent les travaux. Bientôt, les habitations privées recevront, également, la visite d'architectes des bâtiments de France, pour établir une sorte de recensement des biens patrimoniaux remarquables inconnus. Cette démarche s'inscrit dans la volonté de la mairie de sauvegarder l'ensemble du patrimoine de notre belle ville rose. En espérant que tous ces bouleversements dans le quotidien des toulousains du centre ville portent leurs fruits, et nous permettent d'obtenir une inscription aux sites d'exception de l'Unesco. La ville d'Albi, dont la cité épiscopale est reconnue par le même organisme, a vu son taux de visiteurs augmenter considérablement. Tout ce que l'on peut souhaiter, c'est une réussite identique, et surtout, la préservation pour les générations futures de nos monuments.






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